Concepteur mouvements horlogers

Concepteur mouvements horlogers

Concepteur de mouvements horlogers en Suisse : salaire, formation et missions

Le concepteur ou la conceptrice de mouvements horlogers imagine et développe les mécanismes qui permettent à une montre de fonctionner. Il ou elle travaille sur l’architecture du mouvement, la conception des composants et leur intégration afin d’atteindre les objectifs de précision, de fiabilité, d’encombrement et de coût.

Ce métier associe l’horlogerie, la mécanique de précision et la microtechnique. Il peut concerner des mouvements mécaniques, automatiques, électroniques ou électromécaniques, ainsi que des complications horlogères. Le concepteur collabore avec les équipes de développement, de prototypage, d’industrialisation et de qualité.

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1. Quel est le salaire d’un concepteur de mouvements horlogers en Suisse ?

La rémunération dépend notamment du diplôme, de l’expérience, de la complexité des projets, du canton et de l’employeur. Les données salariales publiques spécifiquement consacrées aux concepteurs de mouvements horlogers sont limitées ; il serait donc trompeur d’annoncer une moyenne précise comme si elle constituait un barème officiel.

Pour évaluer une offre, comparez les responsabilités demandées : conception de composants, développement de calibres, calculs et simulations, réalisation de prototypes, essais, ou accompagnement de l’industrialisation. Un poste de concepteur confirmé ou de responsable de projet peut avoir un niveau de rémunération différent d’une fonction de dessinateur ou de technicien en construction microtechnique.

Repère salarial : demandez une fourchette à l’employeur et comparez plusieurs annonces portant sur des fonctions réellement similaires. Les salaires généraux de l’horlogerie ne permettent pas, à eux seuls, d’estimer précisément celui d’un concepteur de mouvements.

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2. Quelles sont les missions du concepteur de mouvements horlogers ?

Le concepteur intervient dans le développement d’un mouvement, depuis les premières études jusqu’aux essais et à la préparation de la fabrication. Selon le poste, il peut être responsable d’un composant, d’un sous-ensemble ou d’une partie plus large du calibre.

  • Définir l’architecture du mouvement : étudier l’organisation des composants et leur intégration dans l’espace disponible.
  • Concevoir les composants : développer des pièces et mécanismes en tenant compte des fonctions attendues et des contraintes de précision.
  • Réaliser les études techniques : vérifier la faisabilité, les dimensions, les tolérances et les interactions entre les éléments.
  • Développer des solutions : proposer des améliorations ou de nouvelles approches pour répondre au cahier des charges.
  • Préparer les prototypes : participer à la réalisation des premières pièces et à l’assemblage des prototypes.
  • Tester et analyser : examiner le fonctionnement, la précision et la fiabilité du mouvement, puis analyser les résultats.
  • Corriger et optimiser : adapter la conception à la suite des essais et résoudre les problèmes techniques rencontrés.
  • Préparer l’industrialisation : travailler avec les méthodes et la production pour rendre le mouvement fabricable et contrôlable.
  • Documenter le développement : produire ou mettre à jour les plans, spécifications, rapports et dossiers techniques.

Les formations suisses en ingénierie horlogère abordent notamment la conception de mouvements, la chronométrie, les systèmes oscillants, les complications, la métrologie et les contraintes industrielles.

3. Quelle formation suivre pour devenir concepteur de mouvements horlogers ?

Plusieurs parcours peuvent mener à la conception de mouvements. Les fonctions d’ingénierie demandent généralement une formation supérieure en microtechnique, en mécanique ou dans un domaine technique apparenté, complétée par des connaissances horlogères.

  • Bachelor en microtechniques : une formation en microtechnique peut préparer à des activités de conception, de caractérisation et d’optimisation de produits de haute précision. L’orientation en ingénierie horlogère et microtechnique comprend notamment l’architecture du mouvement, la chronométrie, les complications et la production horlogère.
  • Formation professionnelle horlogère : un CFC d’horloger ou d’horlogère apporte une base pratique sur les composants, l’assemblage et le fonctionnement des mouvements. Il dure quatre ans. Il peut constituer un point de départ vers des études supérieures, selon les conditions d’admission.
  • MAS en conception horlogère : la HE-Arc Ingénierie propose un Master of Advanced Studies en conception horlogère destiné notamment aux personnes ayant un Bachelor ou un diplôme équivalent dans un domaine apparenté. La formation approfondit la conception de mouvements mécaniques et électroniques ainsi que l’habillage horloger. Elle s’effectue à temps partiel sur cinq semestres.

Le MAS est une formation continue et non une formation initiale. Il vise notamment les personnes souhaitant travailler dans un bureau de développement de mouvements ou d’habillages horlogers. Les conditions d’admission doivent être vérifiées auprès de l’établissement.

4. Quelles compétences faut-il pour exercer ce métier ?

  • Connaissances approfondies en mécanique, microtechnique et horlogerie.
  • Compréhension de l’architecture et du fonctionnement des mouvements.
  • Capacité à lire et produire des plans techniques.
  • Maîtrise des outils de conception assistée par ordinateur utilisés dans l’entreprise.
  • Rigueur dans les calculs, les tolérances, les mesures et la documentation.
  • Esprit d’analyse pour interpréter les résultats d’essais et résoudre les problèmes.
  • Capacité à collaborer avec les équipes de prototypage, de production et de qualité.
  • Curiosité technique et intérêt pour l’innovation horlogère.

5. Où travaille le concepteur de mouvements horlogers ?

Le concepteur peut travailler dans une manufacture horlogère, un bureau d’études, un département de recherche et développement ou une entreprise spécialisée dans les composants et les mécanismes de précision.

Il travaille généralement avec des ingénieurs, des horlogers, des dessinateurs en construction microtechnique, des prototypistes et des spécialistes de l’industrialisation. Selon l’organisation de l’entreprise, il peut se concentrer sur les études, les prototypes, les essais ou le suivi technique du produit.

6. Quelles évolutions professionnelles sont possibles ?

Avec l’expérience, un concepteur de mouvements peut devenir spécialiste d’un sous-ensemble, référent technique ou chef de projet développement. Il peut aussi évoluer vers des fonctions de responsable de conception, de bureau technique ou de recherche et développement.

Les perspectives dépendent de la formation, de la maîtrise des outils de conception, de l’expérience acquise sur les projets et de la capacité à coordonner plusieurs métiers.

7. Comment trouver un emploi de concepteur de mouvements horlogers en Suisse ?

Pour élargir votre recherche, essayez plusieurs intitulés : « concepteur mouvement horloger », « constructeur-concepteur horloger », « ingénieur développement horloger », « ingénieur conception microtechnique » ou « constructeur mouvement et habillage ».

Dans votre CV, mettez en avant les projets de conception, les mouvements ou composants étudiés, les outils de CAO maîtrisés, les expériences de prototypage et les essais réalisés. Précisez également votre rôle dans les phases de développement et d’industrialisation.

8. Offres d’emploi disponibles

Vous recherchez un emploi de concepteur de mouvements horlogers en Suisse ? Consultez régulièrement les offres disponibles sur les plateformes d’emploi et les sites des entreprises horlogères.

Guide Fiche métier Horloger en Suisse

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