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Devenir Assistant chef de projet : métier, études, salaire
L’assistant chef de projet accompagne le chef de projet dans l’organisation et le suivi des activités. Il contribue à la planification, à la coordination des intervenants et à la préparation des documents nécessaires au pilotage. En Suisse, ce poste existe dans de nombreux secteurs, notamment l’informatique, la construction, l’immobilier, l’industrie, la communication et les services.
Quel est le rôle d’un assistant chef de projet ?
L’assistant chef de projet facilite le travail du chef de projet en assurant une partie du suivi opérationnel et administratif. Il veille à ce que les informations soient à jour, que les actions soient suivies et que les échéances soient visibles par les personnes concernées. Selon l’organisation, il peut intervenir sur un ou plusieurs projets.
Ses missions peuvent notamment comprendre :
- mettre à jour les plannings, les listes d’actions et les tableaux de suivi ;
- organiser les réunions, préparer les ordres du jour et rédiger les comptes rendus ;
- relancer les intervenants sur les tâches et les informations attendues ;
- rassembler les données nécessaires aux rapports d’avancement ;
- organiser et actualiser la documentation du projet ;
- suivre les commandes, les factures ou les demandes administratives liées au projet, selon le poste ;
- signaler les retards, les risques ou les points nécessitant une décision ;
- faciliter les échanges entre le chef de projet, les équipes et les partenaires externes.
Dans certains postes, l’assistant peut aussi contribuer au suivi des coûts, des ressources ou des indicateurs. Il ne porte toutefois pas nécessairement la responsabilité globale du projet : celle-ci revient généralement au chef de projet ou au responsable désigné.
Assistant chef de projet ou coordinateur de projet : quelle différence ?
Les deux intitulés se recoupent et leur usage varie selon les employeurs. L’assistant chef de projet apporte souvent un soutien direct au chef de projet, notamment dans le suivi administratif, la préparation des réunions et la tenue des documents. Le coordinateur de projet peut disposer d’un périmètre plus autonome de coordination des activités et des intervenants.
Ces distinctions ne sont pas systématiques. Pour comprendre le niveau réel du poste, il faut examiner les missions, le degré d’autonomie, les responsabilités sur les délais ou les budgets et la personne à laquelle le titulaire rapporte.
Les compétences et qualités nécessaires
Le métier demande de la méthode, une communication efficace et la capacité à gérer plusieurs tâches en parallèle. L’assistant chef de projet doit être fiable dans le suivi et savoir faire remonter les informations importantes.
- Organisation : gérer les priorités, les échéances et les documents.
- Communication : rédiger clairement et échanger avec des interlocuteurs variés.
- Rigueur : maintenir les informations et les tableaux de suivi à jour.
- Esprit d’équipe : faciliter la collaboration et soutenir le chef de projet.
- Réactivité : repérer les blocages et alerter les personnes concernées.
- Maîtrise des outils numériques : utiliser les logiciels bureautiques, les outils de planification et les plateformes collaboratives.
- Discrétion : traiter avec prudence les informations confidentielles du projet.
Des connaissances techniques ou métier peuvent être requises selon le secteur. La maîtrise de plusieurs langues peut également être un atout en Suisse, en particulier lorsque les projets impliquent des équipes de différentes régions linguistiques.
Quelles études et formations suivre en Suisse ?
Il n’existe pas une formation unique obligatoire pour devenir assistant chef de projet. Les exigences dépendent du secteur et de la complexité des projets. Une formation commerciale, administrative ou technique peut constituer une base, complétée par une formation en gestion de projet et par l’expérience.
Une formation initiale adaptée au secteur
Un CFC d’employé de commerce peut convenir aux postes à dominante administrative, notamment lorsque les missions concernent les documents, les réunions, le suivi des demandes et la coordination des informations.
Dans les secteurs techniques, une formation liée au domaine du projet — par exemple l’informatique, le bâtiment, l’ingénierie ou la communication — peut être un avantage. Elle aide à comprendre le vocabulaire, les contraintes et les besoins des équipes.
La formation continue en gestion de projet
Une formation complémentaire peut permettre d’acquérir des méthodes de planification, de suivi des risques, de reporting et de coordination. Des formations courtes peuvent notamment porter sur les outils de planification, la préparation des réunions de pilotage ou la documentation de projet.
Il est préférable de choisir une formation en fonction des missions visées et des outils utilisés dans le secteur plutôt que de considérer une certification comme une exigence universelle.
L’expérience professionnelle
Une première expérience en administration, en support opérationnel ou en coordination peut faciliter l’accès au métier. Participer à un projet transversal permet de développer les compétences de suivi, de communication et de gestion des échéances recherchées par les employeurs.
Comment accéder au métier ?
Un parcours possible consiste à commencer dans une fonction administrative ou technique, puis à prendre en charge des tâches de suivi de projet. Avec l’expérience, l’assistant peut se voir confier des activités plus autonomes, comme la coordination de certains intervenants ou le suivi d’un lot de travail.
Pour préparer une candidature, présentez des exemples concrets : mise à jour d’un planning, organisation de réunions, suivi d’actions, préparation de rapports ou coordination de plusieurs interlocuteurs. Précisez les outils utilisés et le degré d’autonomie dont vous disposiez.
Quel est le salaire d’un assistant chef de projet en Suisse ?
La rémunération dépend du canton, du secteur, de l’expérience, de la formation et du niveau de responsabilité. Les données disponibles pour l’intitulé exact sont limitées et parfois incohérentes : il faut donc éviter d’en tirer une moyenne nationale trop précise.
Glassdoor affiche une fourchette indicative de CHF 22 à CHF 33 brut de l’heure pour l’intitulé « Assistant Chef de Projet » en Suisse, sur la base de trois salaires publiés et avec une mise à jour indiquée en juin 2025. Le faible nombre de déclarations limite fortement la portée de cette estimation.
Comme repère plus large, jobs.ch indique un salaire moyen de CHF 76’725 brut par an à plein temps pour la catégorie « assistant de projet » en Suisse. La plateforme précise que les primes et le 13e salaire sont inclus et que la moyenne repose sur 2’029 entrées. Cette catégorie est voisine, mais pas strictement identique à « assistant chef de projet » : elle doit être utilisée comme comparaison, non comme salaire garanti.
Pour comparer des offres, vérifiez le taux d’activité, le montant annuel ou mensuel, l’inclusion du 13e salaire et des primes, ainsi que les responsabilités réellement confiées. Les données issues de plateformes salariales sont des repères déclaratifs et non des grilles officielles.
Quelles sont les perspectives d’évolution ?
Avec de l’expérience et une prise en charge progressive de responsabilités, un assistant chef de projet peut évoluer vers des fonctions telles que :
- coordinateur de projet ;
- chef de projet junior, puis chef de projet ;
- Project Management Officer (PMO) ;
- responsable de lot ou de sous-projet ;
- spécialiste dans le domaine métier des projets suivis.
Ces évolutions dépendent du secteur, de la complexité des projets, des compétences acquises et des possibilités offertes par l’employeur.
À retenir
L’assistant chef de projet soutient le pilotage d’un projet en assurant une partie de la planification, de la coordination et du suivi administratif. Une formation commerciale, administrative ou technique, complétée par des compétences en gestion de projet et une expérience pratique, peut préparer à cette fonction. En Suisse, les statistiques salariales propres à cet intitulé restent limitées : il faut comparer les offres en tenant compte du secteur et du niveau réel de responsabilité.
